Celbrindale story

Celbrindale story
Voilà, ce blog est enfin crée ! mais je vais imposer quelques règles... et oui !
Cette histoire n'a pas de titre, je compte donc sur vous pour me donner vos idées !!

Mes règles :

1. Tu viens, tu lis, mais tu laisse ta critique !! c'est important, c'est ce qui m'aide à avancer !
2. Copie interdite ! cette histoire n'appartient qu'à moi !!
3. Toute suggestion est la bienvenue, alors lache !

Voilà !
Sinon, si vous mettez ce blog dans vos favoris, sachez que je vous avertirez dès que je posterais un nouvel article ! alors pensez à l'ajouter !

Les questions sont acceptées !! et les réponses seront ici, dans ce post !

bisous, et à bientôt pour le premier chapitre
Alice

# Posted on Wednesday, 22 April 2009 at 2:09 PM

Première partie : Premier chapitre

postez vos avis !!

1ère partie :
Vivre sans amis, c'est mourir sans témoins.
Georges Herbert


1

Mon nom est Celebrindale, je suis irlandaise et habite dans un petit village de la banlieue de Dublin. J'ai un grand problème :: La solitude. A l'école on me dit « dans mon petit monde ».
Je me réfugie dans l'écriture ou dans la musique, la musique...Je joue de la flûte, mais pas n'importe laquelle : de la tin whistle, une flûte magique qui vous enmène vers d'autres mondes d'elfes et de fées...
Mon rêve serait d'entrer au conservatoire de Dublin, pouvoir jouer toute la journée. Mais mes parents n'ont pas assez d'argent.
Nous vivons en périphérie de la ville, entre la zone industrielle et les quartiers dit « sensibles ».

Je marche sur le chemin boueux, mes ballerines vont encore être trempées, mais tant pis, il faut que j'aille à l'école, apprendre, pour avoir un meilleur avenir que celui de mes parents. Mon père travaille sur les quais du port de Dublin, et ma mère, après 20 ans de chômage, vient de trouver un poste de serveuse dans un pub de pêcheurs, au bord des quais.
Moi, j'ai 15ans, et j'ai la tête pleine de rêves.

Je donne un coup de pied dans un caillou qui rebondit 20pas plus loin pour finalement atterrir dans le fossé.
Aujourd'hui, il pleut, comme quasiment tous les 365 autres jours de l'année ici. Je sens la main de mon petit frère dans la mienne. Mon frère à 4ans à peine, mais est déjà très réaliste ! Lui ne rêve pas d'aller au conservatoire, juste de jouer, jouer dans les flaques d'eau, les entendre rouspéter, émettre des « sploutch » et cela, toute la journée .

<< Attends moa ahahahahahaheuh ! >>
Je me retourne et me retrouve nez à nez avec ma s½ur : Gaëtanne. Elle, c'est une vraie terreur, elle a 6ans et se comporte comme si elle n'en avait que trois ! Sûrement une manière d'échapper à la dure réalité...Elle court dans le sentier détrempé, son sac sur le dos, ses tresses brunes volantes et sa jupe irlandaise bondissante.
Il paraît qu'elle me ressemble, j'espère seulement que je n'ai pas ses airs de bébé !
Et puis, de toute façon, je suis rousse, moi.
Rousse aux yeux verts, Gaëtanne brune aux yeux noirs et Tanguy, mon frère, a, lui, des cheveux noirs de geais et des yeux verts émeraude.

<< Dépêche toi ! Nous allons être en retard !
- J'arriveuh !>>
Lundi matin, et déjà en retard ! Le père O'Brian n'allait pas être content ! Je suis inscrite à l'école St Patrick de Dublin, une école catholique accueillant les élèves, de la maternelle, à la terminale. C'est une école qui ne fait pas de différence entre les riches et les pauvres, juste entre les catholiques et les autres...
Mon père dit qu'un jour, l'école sautera, il espère juste que les protestants n'appuieront pas sur le détonateur un jour de classe, mais on ne sait jamais ; après toutes les horreurs que l'île d'émeraude a connu, tout est possible...Malheureusement...
Je lève les yeux, en face de moi finit la « pseudo-campagne », au loin, je peux apercevoir la ville cachée par un nuage de pollution, seuls quelques bâtiments sortent de la cohue, le bruit, la foule des travailleurs, des bouchons de 2 chevaux.
Voilà à quoi peut ressembler le Dublin de 1953, un amas de « Dubliners » vivant plus ou moins dans la peur des attentats.
Je marche...Gaëtanne nous a enfin rattrapés, il était temps.

<< A quoi tu penses Cele ? Me demande t-elle.
- A rien, ça ne te regarde pas. Tranchais-je.
- Méchante ! Elle me tira la langue.
- Eh ! c'est quoi ces manières jeune fille ?!>>
Gaëtanne se mura dans un silence plein de reproches. Ce qu'on peut être susceptible à cet âge là ! Ais-je vraiment été comme ça mon Dieu ?!
Première partie : Premier chapitre

# Posted on Friday, 24 April 2009 at 1:57 PM

première partie : chapitre deux

2

8h16 :

<< Mademoiselle O'Connor ! , tonna le père, 15minutes de retard vous, votre s½ur, ainsi que votre frère.
Tous trois nous baissâmes la tête ; la semaine dernière déjà nous étions arrivés à la deuxième sonnerie, mais le père O'Brian n'avait rien dit (peut-être en avait-il simplement prit note ?) Il reprit :
- C'est la deuxième fois ces temps-ci, au prochain retard de votre part, je me verrais dans l'obligation de prendre des mesures de sanctions ! Retournez en cours !>>
Nous partimes chacun de son côté accompagnés d'une s½ur, je rejoignis : 5èmeC ; (l'équivalent d'une classe de 3ème française classique) Quand s½ur Andrea ouvrit la porte, toute la classe se retourna vers moi, je baissai la tête :
<< Dìa dhuit Mrs.Gibbs .
- Dìa dhuit Celebrindale, assieds-toi .>>
Je m'assis donc à ma place pour suivre mon cours d'anglais quotidien.
Je n'aime pas l'anglais, à la maison, nous parlons principalement irlandais, et ça me suffit. Néanmoins, je m'en tire avec des B+ à répétition, alors je ne me plains pas.

Le cours passa, long, et, à mon goût, inintéressant. Je crois que je ne suis pas la seule à ne pas aimer l'anglais, la preuve : en une heure, plus d'une vingtaine de petites boulettes de papier volèrent, progetées par des cuillères en plastiques, ou des règles en bois.
J'ai essayé, une fois, mais la boulette était trop grosse, la cuillère s'est cassée, et le projectile a atterri sur le bureau, sous le nez de Mrs.Gibbs qui m'a renvoyée de cours. Alors maintenant, je me fais toute petite, et j'écoute, tout en révisant mes partitions cachées dans mon casier, elles m'attendent...La tentation est souvent forte, et souvent, mon regard se pose dessus, et la mélodie résonne dans mon esprit, jusqu'à mobiliser toute mon âme, c'est comme une transe...

A la récréation, quand les couloirs sont vides, je me faufile dans la salle de musique restée ouverte, déserte. En fait, je crois, que Mr.O'Killyan laisse volontairement la salle ouverte, en espérant m'entendre jouer un peu.
Alors, je sors ma flûte, et je joue, je joue jusqu'à ce que la cloche sonne et me sorte de mes pensées, mon jardin secret avec cette rivière, la chute de l'eau et son doux bruit cristallin, les elfes avec leurs sourires doux et encourageants, les petits léprechaunes malins, voyageant sur l'arc-en-ciel du dessus de la cascade, il m'arrive d'en voir, apercevoir un petit chapeau noir, surmonté d'un trèfle.
Je joue...
première partie : chapitre deux

# Posted on Wednesday, 06 May 2009 at 8:15 AM

Edited on Wednesday, 06 May 2009 at 1:13 PM

partie 1 : chapitre trois

3

La clocha sonne, me tirant de ces deux heures d'anglais durant lesquelles je n'ai fait que déchiffrer mes partitions, sous l'½il curieux de ma voisine et celui intéressé de mon voisin.
Kerry....je sais qu'il regarde ce que je fais avec plus d'intérêt qu'il n'écoute le cours.
C'est un garçon qui se fait respecter, il est plutôt gentil, mais je n'aime pas ses fréquentations.
Il est brun, ses yeux sont d'un bleu azur magnifique, j'aurais aimé le lui dire, mais j'ai peur qu'il le prenne comme une avance. Alors je e contente de les admirer, quand je peux.

10h, enfin...
Je suis la première dehors, je me poste devant la porte et attends que toute ma classe soit sortie. Puis j'arpente les couloirs jusqu'à la fameuse salle de musique ; là je m'arrête, je tends l'oreille...
Aucun bruit...
Tout est calme...
Parfois, je me dis que là haut, il y en a un qui doit bien rire à me voir tourner la t^te au moindre son !
Je pose la main sur la poignée, et le c½ur battant, je me glisse doucement dans la salle, je referme la porte, sors de mon sac ma vieille flûte, achetée par mon père il y a 7ans de ça, avec ses petites économies. Je pose mon vieux sac en cuir rappé sur le bureau et, les mains tremblantes, dénoue le lacet en cuir de mon étui. Cet étui, j'y tiens beaucoup, c'est ma grand-mère qui, avant de mourir, me l'a offert. Il a une valeur inestimable, car c'est elle qui l'a cousu.

L'embout vert apparaît, puis, peu à peu vient le tube.
Je pose l'écrin à côté de mon sac, puis, me rappelant les partitions de ce matin, je pince l'embout de plastique entre mes lèvres, et commence à souffler, d'abord lentement puis de plus en plus vite, jusqu'à atteindre un « tripping ». Je ne sais pas le traduire, disons juste que c'est une mélodie entraînante et très rapide qui donne envie de faire du « clap dance ».

Mon petit moment de bonheur est bien vite coupé par la sonnerie, sonnerie qui, par rapport au son de la flûte, me paraît bien morne et ridicule, et en outre, sans intensité.
partie 1 : chapitre trois

# Posted on Friday, 15 May 2009 at 12:57 PM

Edited on Friday, 15 May 2009 at 1:12 PM

première partie : chapitre 4

4


Fini de penser.
Je me précipite vers le bureau, attrape mon étui et rempoche mon instrument, je le fourre entre le cahier de gaélique et celui d'arithmétique, histoire de cacher sa forme, et mon sac sur l'épaule, cours me ranger avec ma classe en prenant soin de bien refermer la porte.
J'aperçois ma classe, rangée contre le mur, devant la porte de Mrs.O'Callumn, la prof d'irlandais. Je me range derrière, et deux garçons commencent à m'écraser les pieds. (Trop) Habituée, je me contente de m'écarter.
<< Arrêtez, vous ne voyez pas qu'elle en a marre ?!
Aussitôt, les deux idiots s'écartent et laissent apparaître Kerry.
- Ghu raibh maith agat.
J'ai du rougir en disant cela car je sens mes joues me brûler. Faut dire que je n'ai pas l'habitude de dire merci à un garçon (à part mon père bien sûr !).
- De rien, t'en fais pas, ils sont idiots.>>
Il se range à côté de moi, je ne suis pas très bavarde, alors je me contente de lui surire, gênée. Il me rends mon sourire.
Il a l'air si à l'aise lui !
Il faut dire qu'il est aidé, lui, grâce à sa taille. Je ne suis pas petite, mais il me dépasse bien de 5 bons centimètres. Ce n'est pas le plus grand de la classe, mais presque. Il doit être de famille aisée, et c'est peu dire, car il se tient parfaitement droit, et dans son uniforme resplendissant, a une allure de gentleman anglais.
première partie : chapitre 4

# Posted on Thursday, 21 May 2009 at 5:01 AM